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CINEMA & TELEVISION

Financement du Cinéma indépendant

Le Projet de réforme de Jean-Jacques AILLAGON

samedi 17 mai 2003

par Isabelle Guillot

Une réforme du système de financement du cinéma français vient d’être présentée par le gouvernement afin d’assurer la bonne santé et la diversité de ce cinéma durant les prochaines années.

Toujours en quête de défendre ce "trésor national", comme l’a réaffirmé dernièrement le Président Chirac aux réalisateurs français séléctionnés au festival de Cannes, la France et son ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon ont proposé plusieurs mesures destinées à pallier les difficultés ressenties par les professionnels du cinéma (difficultés de financement des premiers films ou films indépendants, la trop faible exportation des films français, l’évolution imprévisible de Canal+, la délocalisation des tournages à l’étranger, le statut d’intermittants du spectacle,...).

Consolider la diversification des sources de financement est la mesure principale du projet gouvernemental.

Selon le ministre, les chaînes de télévision herziennes mais aussi sattelites (dont les chaînes thématiques CineCinemas ou TPS) doivent conserver "un rôle central dans le financement de la production française". Toutefois, vu les déboirs de Canal+, l’incontournable source de financement des films en France, il est indispensable de ne pas se contenter de cette seule source.

C’est au secteur prolifique de la vidéo et du DVD d’accomplir aujourd’hui un réel effort dans l’apport de nouveaux fonds dans l’économie du cinéma.

Deux modalités sont envisageables pour rééquilibrer la contribution du secteur de la vidéo à la production cinématographique : l’élargissement de la taxe vidéo ou la modification de son taux (actuellement de 2%, basé sur le prix de vente des éditeurs à la distribution). L’idée d’un élargissement de l’assiette de la taxe sur le prix de vente final aux consommateurs fait l’objet d’un quasi-consensus professionnel. C’est en sa faveur que s’est prononcé le gouvernement. Selon les prévisions, il permettrait de dégager 30 millions d’euros en 2004.

Le ministre souhaite également accélérer la contribution des collectivités locales (régions, départements, villes), destinée principalement au financement des films indépendants et des documentaires, courts-métrages ou films d’animations.

Enfin, le système des Soficas devrait également être réformé dans la perspective de soutenir plus efficacement le cinéma indépendant français.
Comme autre mesure, la réforme envisage "une aide aux tournages" afin d’inciter, par des avantages fiscaux, les professionnels à tourner leurs films en France. Il s’agirait d’un système de crédit-bail, équivalent à ceux instaurés par certains Etats européens (Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique).

Des aides à l’exportation, à l’écriture de scénario sont également prévues ainsi que l’augmentation des avances sur recettes.

A ce soutien national, s’ajoute l’assurance par le ministre de défendre ce système au niveau européen et surtout international (lors des négociations de l’OMC notamment).

P.-S.

Source : <a
href="http://www.lemonde.fr">lemonde.fr</a>

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