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ECONOMIE, DROIT & INTERNET

Vers la reconnaissance du fonds de commerce et du bail commercial électronique ?

Par Fernando SILVA*

samedi 17 juillet 2004

Depuis 1995, année présentée comme celle de la vulgarisation de l’internet [1] il ne fait plus aucun doute que cet espace est devenu un nouveau canal de distribution commerciale.

Afin de saisir l’ampleur prise par le phénomène, il suffit de s’arrêter sur les dernières données chiffrées relatives à l’internet. Au premier trimestre 2004, la population internaute française a franchi la barre des 23 millions. Désormais 56% des requêtes sur les moteurs de recherche sont de nature commerciale et le nombre d’acheteurs en ligne, qui était de 8,7 millions fin mars 2003, a crû de 38% en un an, alors que dans le même temps, le nombre d’internautes n’a progressé que de 11%.

Aujourd’hui, il existe deux catégories de site internet, les sites dits " informationnels " à des fins de communication d’informations de toutes nature et les sites dits " marchands " ayant pour but de commercer sur le réseau. Etant de véritables " boutiques virtuelles " permettant de fidéliser la clientèle mais également de prospecter de nouveaux marchés, seuls ces derniers seront étudiés. L’internet présente la double potentialité pour les entreprises d’accroître leur clientèle en limitant leur frais de communication et, comme ce fut le cas pour les années précédentes [2], la plupart des marchands électroniques ont enregistré des croissances à deux chiffres pour le premier trimestre 2004.

La dimension prise par le commerce électronique s’explique à la fois par la baisse des prix du matériel informatique, l’amélioration du taux de couverture de la connexion haut débit, l’augmentation du nombre de connectés au haut débit, la confiance accrue des cyber-consommateurs vis-à-vis de l’achat en ligne, notamment avec le développement de la cryptologie, ainsi que les prix des produits plus avantageux. Le développement de l’internet a suscité et continue d’alimenter chez les juristes, réflexions et questions, souvent de grande portée pratique. En parallèle aux activités matérielles, l’internet a crée un espace virtuel dans lequel s’est développé l’ensemble " des activités terrestres ". Aujourd’hui, les questions que se posent les commerçants sont relatives à leur exploitation dématérialisée. Qu’attendent aujourd’hui les consommateurs internautes ? Comment construire une stratégie-client qui leur convienne ? Comment, en particulier, dégager des informations pertinentes des quantités de données recueillies chaque jour ?

Comment assurer une cohérence entre les différents canaux de sollicitation de sa clientèle ?

Si pour certains auteurs, le droit de l’internet n’est qu’une déclinaison de la propriété intellectuelle, il nous semble que le Droit se doit de l’appréhender dans toutes ses branches. Ainsi la question mérite d’être posée, peut-on transposer au commerce électronique les règles relatives à la clientèle et au bail commercial alors qu’elles ont été édictées et interprétées pour un contexte matériel ? En d’autres termes, le cyber-commerçant dispose t il d’un fonds de commerce ? Peut-il bénéficier de la législation relative aux baux commerciaux ? Afin de répondre à la seconde question il est nécessaire de solutionner la première.

A notre connaissance, aucun tribunal n’a eu l’occasion de se prononcer en la matière, et il n’existe aucun cadre légal régissant l’universalité qu’est le site internet [3]

Il nous semble que l’internet constitue simplement un nouveau canal de distribution, de sorte que l’ensemble des solutions classiques trouve pleinement à s’appliquer dans ce contexte novateur. En effet, ainsi que le constate monsieur le Professeur Leveneur [4] le droit ne s’adapte aux faits qu’avec plus ou moins de retard ".

I - Plaidoyer en faveur de l’octroi d’une clientèle dans le contexte novateur de l’internet

Afin d’attribuer au cyber-commerçant la propriété d’un fonds de commerce électronique, il est nécessaire de vérifier l’existence d’une clientèle puis de déterminer si elle est personnelle ou propre au cyber-exploitant.
L’existence de la clientèle ne fait aucun doute et sa preuve peut être rapportée avec d’avantage de facilités et de précisions que dans les activités terrestres. En effet, en pratique, tout site marchand dispose d’un site de statistique comptabilisant l’ensemble des cyber clients potentiels ayant visité la boutique virtuelle [5] ainsi que d’un site de gestion permettant de déterminer avec précision l’ensemble des cyber clients.

S’agissant du caractère personnel de la clientèle, avec la doctrine particulièrement autorisée en la matière, il nous semble qu’elle ne souffre d’aucune contestation. Le dernier état de la jurisprudence [6] de la Cour de cassation, déterminant la propriété de la clientèle par référence aux critères économiques, peut valablement être transposé à l’hypothèse du fonds de commerce électronique.

En effet, les entreprises procèdent à des investissements considérables afin de disposer d’un site internet compétitif et consacrent un important budget à sa maintenance ainsi qu’à son actualisation. Les risques assumés par les cyber-commerçants devraient, par analogie avec la solution désormais applicable aux commerçants intégrés, inciter les juges à leur reconnaître l’existence d’une clientèle propre.

D’autre part, dans la majorité des hypothèses, les entreprises qui exploitent un site marchand existaient matériellement avant de développer le canal de distribution qu’est l’internet. La complémentarité entre site physique et site électronique apparaît aujourd’hui incontournable et, on peut considérer le site internet comme le prolongement de l’entreprise matérielle pour laquelle elle pouvait déjà compter une clientèle. Aussi, il serait incohérent de refuser au cyber-commercant une clientèle personnelle alors que le cyber client a appris l’existence de la " boutique virtuelle " en connaissant " la boutique matérielle ".

De plus, une analogie peut être utilement réalisée entre les entreprises spécialistes de la vente par correspondance et les entreprises développant la solution de l’internet. Alors que les premières utilisent " un catalogue réel ", les secondes illustrent " leur catalogue virtuel " au moyen de pages internets. Dans les deux types de commerce à distance, les commandes de produits ou de services peuvent être réalisées par téléphone ou par l’envoi d’un bon de commande. Or, s’il ne fait aucun doute que les entreprises de ventes par correspondance disposent d’une clientèle propre, comment la refuser aux entreprise exploitant un site internet sans tomber dans la contradiction ?

De même, l’entreprise qui vend ses produits sur l’internet ne se trouve pas, vis-à-vis de son fournisseur d’accès, dans une position de dépendance comparable à celle du cafetier du champ de courses. En effet, si les consommateurs ne peuvent se rendre à la buvette sans passer par le champ de courses, le site internet demeure accessible quel que soit le fournisseur d’accès. En revanche, lorsqu’un seul fournisseur d’accès est en mesure de procéder à la connexion, l’entreprise opérant dans ces conditions sur l’internet est placée dans une situation de dépendance.

Pour autant, il ne nous semble pas devoir dénier une clientèle personnelle au cyber-commercant. Outre la référence aux critères économiques, le site d’une telle entreprise présente des spécificités distinctes de celles de son fournisseur d’accès, ce qui permet de différencier la clientèle de la première de celle du second.
Enfin, la simple cohérence permet de conclure à l’existence d’une clientèle " propre et personnelle " et par rebond d’un fonds de commerce électronique au bénéfice du cyber-commerçant. En effet, la jurisprudence peut-elle décemment prendre le contre-pied des instances communautaires [7] et nationales [8] qui ont pour objectif clairement affiché de stimuler la croissance du commerce électronique ?

Or, comment atteindre cet objectif sans reconnaître l’existence du fonds électronique ? De plus, il est économiquement plus juste qu’un entrepreneur se voit reconnaître la clientèle fruit de ses efforts et investissements. A quoi bon pour le commerçant exploiter un site internet s’il ne peut prétendre à l’existence d’une clientèle et s’il ne peut utiliser son fonds de commerce électronique comme instrument de crédit ou le céder. Comment décemment refuser aux entreprises qui ont " pignon sur Web [9] et qui génèrent un chiffre d’affaires très important, la propriété d’une clientèle qui leur soit propre ?

La nécessité de reconnaître au cyber-commerçant la propriété d’un fonds de commerce électronique n’est pas sans rappeler les doléances des commerçants du XIXème siècle, qui avaient donné lieu à l’adoption de la loi du 17 mars 1909 relative à la vente et au nantissement du fonds de commerce. Pour l’heure, aucun projet ou proposition de loi en ce sens ne sont à l’ordre du jour, laissant ainsi place à l’interprétation des juristes et des magistrats.

Historiquement, le bail commercial et le fonds de commerce ont des sources communes et sont unis par des liens étroits. Ainsi, la reconnaissance d’une clientèle propre au profit du cyber-entrepreneur n’a-t-elle pas pour corollaire l’octroi du bénéfice du statut des baux commerciaux afin d’assurer la stabilité du fonds de commerce électronique ?

II - La reconnaissance d’un bail commercial électronique

En matière de clientèle et de bail commercial, les oppositions doctrinales sont nombreuses et la jurisprudence est empreinte de casuistique. La conséquence en est une véritable insécurité juridique pour le commerçant notamment quant à l’importante question pratique du bénéfice du statut des baux commerciaux. Si les difficultés relatives au bail commercial ont pour origine les incertitudes afférentes à la clientèle, résultant notamment du développement de nouveaux modes de distribution, aujourd’hui, la place prise par le commerce électronique oblige à un effort d’interprétation afin que la clientèle s’adapte à cet environnement dématérialisé, mais également de création pour que le bénéfice d’un bail commercial soit reconnu au cyber-commerçant.

Monsieur Levis [10] est perplexe quant à l’opportunité de reconnaître le bénéfice du statut des baux commerciaux au cyber-entrepreneur. Au contraire, il nous semble que la reconnaissance d’un bail commercial est nécessaire afin d’assurer la stabilité, la pérennité et la valeur du fonds de commerce électronique. La lettre, mais également l’esprit du décret de 1953 visent à préserver les exploitants de fonds de commerce contre les abus des bailleurs et de faire en sorte que l’exploitation commerciale ne soit pas mise en péril par une décision de résiliation brutale ou par une augmentation brusque du loyer. Le fondement du bail commercial, à savoir la sauvegarde du fonds de commerce, doit guider le juriste, que l’exploitation soit matérielle ou non.

Afin de déterminer si le cyber-commerçant peut être titulaire d’un bail commercial dans l’exercice de son exploitation virtuelle, il s’agit de vérifier que les conditions nécessaires au bénéfice du statut des baux commerciaux sont réunies. Si, conformément à l’article L 145-1 du Code de commerce, les exigences relatives à l’existence d’un bail, via la signature d’un contrat de location [11], à l’immatriculation [12] au registre du commerce et des sociétés ainsi qu’à l’exploitation d’un fonds de commerce ne semblent faire aucune difficulté, en revanche, la condition relative au local semble plus problématique. Pourtant, cette condition, propre au commerce terrestre ne nous semble pas rédhibitoire pour priver le commerçant électronique d’un bail commercial.

Ainsi que le relève le professeur Monéger avec le développement du fonds de commerce électronique, " il n’y a plus de local où le commerçant peut recevoir physiquement le client ", et le nom de domaine se substitue à la " bonne adresse ". En effet, l’objet même du commerce électronique est de s’abstraire de toute matérialisation ce qui rend impossible l’approche géographique traditionnelle. En conséquence, sur l’internet, la localisation au sens " terrestre " du terme n’a plus de sens. La notion de local [13], considéré comme un espace clos et couvert à l’intérieur duquel l’homme peut avoir accès et visant à recevoir la clientèle de façon continue afin de la fidéliser, doit faire l’objet d’une adaptation au monde virtuel, eu égard non pas à la lettre mais à la philosophie du statut des baux commerciaux. A défaut d’intervention législative, la méthode chère à Raymond Salleilles doit être adoptée. Il s’agit de " lire la loi au regard des exigences de la modernité, ici économique " [14], et de raisonner par un syllogisme régressif afin d’identifier l’élément pouvant être qualifié de " local virtuel ", unique condition faisant défaut pour permettre au cyber-entrepreneur de bénéficier du statut des baux commerciaux.

Le site internet est hébergé par un prestataire de service qui met à la disposition du cyber-commerçant un espace virtuel sur son disque dur. La localisation de cet espace de stockage peut être différent, ce qui suffit à exclure sa qualification de local. Surtout, il est possible de changer d’hébergeur, sans que l’accessibilité au site internet en pâtisse. En conséquence, le contrat d’hébergement ne peut être identifié au local virtuel puisqu’il ne permet pas d’assurer la stabilité de la boutique virtuelle.

En revanche, par analogie à l’adresse du local matériel à laquelle il faut se rendre pour accéder au local commercial, le nom de domaine est l’adresse permettant aux cyber-clients d’identifier le site internet sur le réseau et de visiter la boutique virtuelle. Les règles d’attribution sont différentes selon que la personne physique ou morale souhaite déposer un nom de domaine en <fr> [15] ou en <com> [16] , <net> et <org>.

En pratique, l’enregistrement est réalisé par des sociétés spécialisées [17]. Si certaines se contentent d’agir en vertu d’un mandat qui leur est consenti par leur client, d’autres préfèrent procéder à un enregistrement pour leur propre compte et ensuite consentir l’utilisation du nom de domaine au client. L’adresse virtuelle étant leur propriété, ils peuvent librement décider de ne plus en laisser la jouissance au client, afin de la céder ou de la mettre à la disposition d’un nouveau cyber-commerçant moyennant un prix important. De même, ces sociétés d’enregistrement de nom de domaine veillent à ce que la demande de renouvellement soit opérée à la date d’anniversaire du contrat de nommage. A défaut, le droit d’utilisation du nom de domaine est définitivement perdu pour l’entreprise, et avec lui la valeur du fonds de commerce électronique.

La perte du nom de domaine peut avoir des conséquences désastreuses. Des sites internets tels que <fnac.com>, <amazone.com> ou <c.dicount.com>, mais également des entreprises de moindre renommée sont susceptibles de perdre un versant entier, voire la totalité de leur activité, faute de conserver le bénéfice de l’utilisation du nom de domaine. En conséquence, la stabilité, la pérennité et le développement du fonds de commerce électronique sont exclusivement déterminés par la signature et le renouvellement du contrat d’enregistrement du nom de domaine, puisqu’il octroie l’adresse virtuelle du site internet permettant à la clientèle d’être fidélisée. Pourquoi alors ne pas assimiler le nom de domaine au local virtuel ?

On sait que conformément à l’article 12 du Nouveau Code de Procédure Civile le juge doit requalifier le contrat de location en bail commercial si les conditions des articles L 145-1 et L145-8 du Code de commerce sont réunies [18]. Une telle interprétation permettrait au cyber-commerçant d’être assuré du renouvellement du contrat malgré la survenance du terme [19]du contrat de nommage.

La jurisprudence n’a jamais hésité, alors que le statut a vocation à ne s’appliquer qu’aux seuls baux d’immeubles ou locaux, à reconnaître la qualité de local à une vitrine [20], ou à un guichet [21]destiné à la vente de billets, au motif que le locataire utilisait ce guichet pour pratiquer des actes de commerce. Bien souvent, seule l’absence de clientèle propre au locataire, donc d’un véritable fonds de commerce, est retenue pour écarter le statut plutôt qu’une définition rigoureuse du local. Or, le site marchand, dont on a démontré qu’il était constitutif d’un fonds de commerce électronique, n’est-il pas la vitrine dématérialisée de l’entreprise en vue de réaliser de façon renouvelée des actes de commerce ?

Conclusion

Cette conception novatrice du statut des baux commerciaux, à notre sens, tout à fait admissible juridiquement, permettrait au cyber-commerçant de bénéficier d’une véritable sécurité juridique et d’une stabilité économique.
De plus, la solution proposée permettrait de conférer un statut au nom de domaine qui actuellement ne bénéficie d’aucune véritable protection, outre l’emprise indirecte du droit des marques et de l’action en concurrence déloyale.

Enfin, sur un terrain plus pratique, l’interprétation serait neutre pour les organismes de nommage, puisqu’ils continueront à bénéficier de la redevance [22] réévaluée, afférente à l’utilisation du nom de domaine. Si elle peut avoir pour inconvénient d’entraîner la mort de quelques sociétés intermédiaires, elle permettrait en contrepartie de lutter contre le phénomène très répandu de " cybersquating " [23]. Certains sont en effet devenus spécialistes de l’achat de noms de domaine " perdus ", et maîtres dans l’art du chantage, pour monnayer au prix fort [24] leur rachat par les sociétés négligentes désireuses de poursuivre l’exploitation de leur site internet.

En accord avec madame Saubirau Perez [25], il nous semble que l’aspect économique du droit des affaires doit être développé sur son aspect juridique. La Cour de cassation semble s’orienter dans ce sens avec le développement de la notion d’entreprise, plus économique et davantage adaptée aux pratiques commerciales de notre temps que ne peut l’être la notion dépassée du fonds de commerce. Le Droit doit être un allié et non un frein au développement économique et pour ce faire le juriste du XXIème siècle doit être imaginatif et audacieux. Le profit est la contrepartie du risque, gageons que l’audace juridique se révèle payante.

P.-S.

*Fernando SILVA titulaire d’un DEA Obligations civiles et commerciales et d’un DESS Droit des affaires et de la fiscalité, est élève avocat à l’Ecole de Formation des Barreaux de la Cour d’Appel de Paris (EFB). <br>
e-mail : fernandosilva@wanadoo.fr

 

Notes

[1Faut-il utiliser les termes : Internet, l’Internet ou l’internet ? Ce sera " l’internet ". Ainsi que le précise monsieur le Professeur Le Tourneau, le mot internet est un nom générique qui comme tel doit recevoir un article et point de majuscule, exactement comme le téléphone ou le minitel. In Cyber droit, C.Feral-Schuhl, Ed Dalloz, p1.

[2En France, au terme d’une étude réalisée par l’institut de sondage Taylor Nelson Sofres entre décembre 2002 et mai 2003, le commerce en ligne a enregistré une hausse de 20 % en un an.

[3La commission générale de terminologie et néologie définit le site internet comme " un ensemble de documents et d’application placés sous une même autorité et accessible à tous à partir d’une même adresse universelle ", JO 8 décembre 2002, p 20331.

[4L. Leveneur, " Situation de fait et droit privé ", LGDJ 1990, p 212.
. , "

[5Le site internet <cdiscount.com> compte prés de 400 000 visiteurs par jour.

[6 D. Ferrier, " La distribution sur l’Internet ", Cahier de droit des entreprises 2000, Fasc 2, p 14 et R. Desgorces, " Notion de fonds de commerce et internet ", Communication commerce électronique, Dr. sociétés 2000, chro 6. Paris, 4 octobre 2000, 2 arrêts, Petites affiches 16 novembre 2000, p 11 ; Cah D Aff 2001, J, p 380 ; D 2001, p 718 ; AJDI 2001, p 244 et Cass 3èmeCiv, 27 mars 2002, notamment D 2002, p 1487 ; Gaz Pal 17-18 juillet 2002, p 18 ; JCP Ed G 2002, II, n°10112 ; RTD com 2002, p 457.

[7Notamment la directive sur le commerce électronique du 8 juin 2000 visant à " créer la confiance pour gagner les milieux d’affaires et les consommateurs à la cause du commerce électronique ", transposée par la Loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique, non encore adoptée à l’heure où ces lignes sont écrites.

[8 La campagne publicitaire, diffusée du 1er au 17 décembre 2003 sur le site du service public, a présenté " l’internet comme étant déclaré d’utilité publique ".

[9Telles que <amazon.fr>, <cdiscount.com.> ou

[10M. Levis, " Site internet : de l’incorporel au virtuel ", AJDI 2001, p 1073.

[11Il doit s’agir d’un accord des partenaires sur la mise à disposition du bien en contrepartie d’un prix déterminé ou déterminable, la dénomination retenue par les parties étant indifférentes, le juge pouvant redonner la qualification exacte du rapport locatif.

[12Comme le commerçant terrestre, la personne souhaitant créer un site internet marchant doit être immatriculée au registre du commerce et des sociétés, soit en adoptant la forme d’une entreprise individuelle, soit en constituant une société commerciale.

[13Paris, 20 mai 1959, Revue des loyers 1959, p 546 ; TGI Paris, 21 février 1976, Revue des loyers 1976, p 501.

[14P.Y Gautier, " L’influence de la doctrine sur la jurisprudence ", D. 2003, p 2839.

[15Afin de bénéficier d’un nom de domaine en <fr>, <asso> et <re>, il s’agit de conclure un contrat de nommage avec un organisme à but non lucratif, l’Association Française pour le Nommage Internet en Coopération (AFNIC).

[16Les demandes d’attribution d’un nom de domaine en <com>, <net>, <org>, <biz>, <info> et <name> doivent être adressées à l’organisme américain Internic (Internet National Information Center).

[17Pour l’enregistrement auprès de l’AFNIC, seules les sociétés agrées par l’association sont habilitées à présenter une demande d’enregistrement.

[18Cass 3ème Civ, 13 janvier 1999, AJPI 1999, p 241.

[19 La durée du bail reste une condition non déterminante de la qualification de bail commercial, la stipulation d’une durée inférieure à neuf ans étant nulle lorsque les conditions d’application du décret sont réunies. La durée de 9 ans, inhérente au bail commercial est tout à fait conforme aux contrats proposés par la pratique, les organismes proposant des contrats de mise à disposition d’un nom de domaine pour une durée de 10 ans.

[20 Paris, 15 février1982, Revue Administrer 1983, p 29 ; Lyon, 16 novembre 1989, Revue des loyers 1991, p 76.

[21 Cass Com, 20 janvier 1964, Revue des loyers 1964, p 159.

[22 A l’heure actuelle, les notions de valeur locative et de plafonnement n’existent pas dans le monde virtuel. Or, on sait que l’attitude des bailleurs qui refusaient le renouvellement ou le bénéfice de la propriété commerciale au preneur provenait du système de plafonnement et de l’impossibilité d’augmenter le loyer à la valeur du marché.

[23" Enregistrement intentionnel d’un nom de domaine, utilisé par un tiers comme nom commercial ou marque, dans le but d’empêcher le propriétaire de la marque d’établir ou de poursuivre l’exploitation d’un site internet identifié par son nom de domaine ", Revue de droit de l’informatique et des télécommunications 1997, n°4, p37.

[24 La fourchette s’étend entre 5000 et 20 000 dollars mais certains noms de domaine auraient été rachetés près de 8 millions de dollars dans le cas de

[25M.A. Saubirau Perez, " La notion de fonds de commerce ", Jurisclasseur entreprise individuelle, fascicule 1090.

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